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Forest HORECA: meilleur accueil pour la formation

 - ©Commune de Forest/Gemeente Vorst

Soutenu par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), le centre de formation aux métiers de l’HORECA s’inscrit dans un site qui verra aussi l’ouverture, au deuxième semestre 2015, d’une crèche et d’un centre de jour pour personnes âgées.

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2014-05-22 -Le terrain est grand mais pas si facile à exploiter. Situé dans le bas de Forest, il se trouve dans une zone inondable et souvent inondée. Entre deux voies de chemin de fer, l’une menant vers Charleroi, l’autre vers Mons, et dans un tournant emprunté par de nombreux automobilistes navetteurs. Mais aussi à deux pas du Centre d’art contemporain Wiels, à l’avenue du Pont de Luttre, ce qui permet de le situer plus facilement. Cet espace, à réaménager entièrement, présente l’avantage d’accueillir trois beaux projets transgénérationnels: une crèche, un centre de jour pour personnes âgées et un centre de formation HORECA avec sa cantine. Le tout bordé d’un parc.

Pour développer le projet Forest HORECA, l’expertise de FOR.E.T ASBL  en matière d’insertion professionnelle et d’aide à l’emploi a été précieuse. La formation aux métiers de l’HORECA existe déjà à Forest mais elle est à l’étroit dans ses locaux du boulevard de la 2e Armée britannique. D’où l’idée d’offrir de nouveaux locaux d’apprentissage et d’expérimentation aux stagiaires commis de salle, de cuisine et de «housekeeping».

Une lente maturation

Le projet patientait dans un carton depuis 2007. Puis un financement du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) l’a remis en branle. Il s’inscrit désormais dans le cadre du projet Divercity pour le bas de Forest (lire ci-contre, à gauche). Et il a conduit à une réflexion globale sur le parcours des habitants autour du pont de Luttre, de la Maison des jeunes qui va s’installer juste en face et du Wiels. En sortant de la logique ancienne de quartier industriel pour passer à celle d’un lieu de vie agréable en devenir. Aujourd’hui, les plans bouclés, le chantier a démarré, début 2014, sur un terrain communal de 6.000 m2.

Ledit terrain a une forme particulière, triangulaire, peu commode à aménager. Un petit côté donne sur l’avenue du Pont de Luttre. Ce sera le seul accès au site. Il s’étire ensuite vers l’arrière jusqu’au croisement des deux voies de chemin de fer. Pour compliquer le tout, une des voies est juchée sur un talus assez élevé. Les constructions doivent donc tirer avantage de cette disposition spatiale particulière. Et Forest HORECA, situé à front de rue, n’en restera pas moins ouvert sur le parc à réaliser jusqu’à la pointe du triangle.

Le bâtiment s’étirera tout en longueur, sur un ou deux étages maximum, pour se démarquer des constructions hautes des environs. Il occupera  2.000 m2. Le terrain, uniquement ouvert sur une rue, laissera une grande place au parc. Le centre de formation HORECA occupera quelque 750 m2., à l’avant du bâtiment. Le centre pour personnes âgées et la crèche prendront place à l’arrière. «Pour faire la jonction entre ces espaces, explique Anaïs Destrée, coordinatrice du projet, il y aura un patio intérieur. Comme le parc, il servira de lieu de rencontre interculturel et intergénérationnel

Une nouvelle vie de quartier

La commune de Forest réfléchit aussi à l’animation du quartier, à la circulation des habitants,en dehors des heures d’ouverture du bâtiment. Pour faire vivre le parc, pour inviter les riverains à profiter de ce nouvel espace, pour inciter les jeunes à passer de leur maison, en face, au parc… «Un petit café pourrait être ouvert à l’entrée du parc aux autres heures, précise Anaïs Destrée. Un potager collectif pourrait aussi y voir le jour, pourquoi pas avec une partie consacrée au centre de formation HORECA.»

Les occupants des lieux ne devraient pas converger vers le site avant le deuxième semestre 2015, date prévue pour la fin des travaux. La crèche devrait accueillir 36 enfants et le centre pour personnes âgées 25. Quant au centre de formation, il devrait se maintenir autour d’une centaine de stagiaires. Les commis de cuisine, de salle et les femmes et valets de chambre s’y formeront entre six et douze mois. C’est surtout la qualité de l’accueil de cette formation qui sera nettement améliorée, pas nécessairement la capacité d’accueil qui est déjà d’une centaine de personnes sur le site actuel.

Les stagiaires disposeront, par exemple, de deux cuisines, l’une pour le froid et les préparations à distribuer à l’extérieur, l’autre pour le chaud. Du chaud qui sera servi sur place. Un restaurant dressera quelque 80 couverts chaque midi. «C’est une cuisine de qualité qui sera servie, avec une belle mise en place, pour les habitants du quartier ou toute autre personne ayant peu de moyens pour s’offrir un bon repas au restaurant», conclut Anaïs Destrée. L’espace restaurant profitera aussi d’une belle ouverture sur le patio et le parc.

Jean-Pierre Borloo